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La respiration…à quoi sert elle ?

Kinésiologue  par les Activités Physique Adaptées , je me dois d’indiquer le moment de l’expiration ou de la l’inspiration lorsque mes participants s’entraînent.

La respiration, ou ventilation  est une fonction qui, habituellement automatique, peut être conduite de façon contrôlée.
Si vous vous entraînez en groupe, vous avez déjà du être confronter au dilemme de la respiration…un de vos instructeurs va vous dire d’expirer sur l’effort par la bouche, un autre par le nez…. un autre de respirer par le ventre..Nous allons tenter d’éclaircir ces questions ensemble… n’hésitez pas à laisser un commentaire ou autres.

  1. La folle aventure de l’Oxygéne

Imaginez vous être un atome d’oxygène O2 virevoltant au vent et d’un seul coup vous vous faîtes aspirer par un gros trou rouge pour descendre dans un tunnel, être filtrer pour une mousse spongieuse puis descendre follement à travers un toboggan à la piscine… pour être transformer en dioxyde de carbone et rejeter à l’extérieur sans même avoir eu le temps de réaliser ce qui se passait…

L ’air que nous respirons contient environ 78 % d’azote, 21% d’oxygène et 1% de gaz rares.
Cette énergie est véhiculée  par notre système respiratoires extérieur. Lorsque nous inspirons, ces trois gaz rentrent dans notre cavité nasale ou buccale, descend dans le larynx.  Le larynx est un tube qui sert à la production de sons, et la protection contre l’aspiration involontaire de matière solide. En descendant de plus en plus à travers la trachée, l’air atteint nos poumons.
poumons imageNos poumons sont divisés par plusieurs lobes. Le poumon droit est le plus gros et est divisé par le lobe supérieur droit, le lobe moyen et le lobe inférieur bas. Le poumon de gauche est partagé en 2 lobes, il doit partager son espace avec le cœur et des intestins .

Les gaz continuent leurs chemins à travers les bronches ( imaginons un immeuble… les bronches seraient les cages d’escaliers) et bronchioles, ( elle seraient les appartements) qui se terminent dans des petits sacs alvéolaires ( se seraient les pièces de l’appartement). Les gaz ne pouvant plus «voler», sont échangés entre la paroi des alvéoles et le réseau capillaires des veines pulmonaires.   C’ est ici , que l’oxygène et le dioxyde de carbone sont échangés. L’oxygène est véhiculé par notre systèmes circulatoire. Lorsque nous expirons , nous rejetons le dioxyde de carbone. Ce «deal » est permis grâce à la différences de pression entre chaque entité. Ces pressions sont régularisé par l’action des muscles.

Vous pouvez visualiser cet échange sur le site interactif

http://www.getbodysmart.com/ap/respiratorysystem/menu/menu.html

2.   Les muscles…. parlons en

A) L’inspiration est un phénomène actif faisant intervenir le diaphragme et les muscles intercostaux  externes

      Elle se combine en deux temps :Respiration thoracique et abdominale

● a) La première phase est « abdominale »

      Les côtes et les muscle se déplacent sous l’action des muscles intercostaux externe . Les côtes se soulèvent vers l’extérieur et le sternum vers

anatomie cage thoracique l’avant. En même temps le diaphragme se contracte et s’abaisse, poussant le contenu de la cavité abdominale vers le bas. Ce mouvement de « descente » du diaphragme (en réalité, plutôt aplatissement de la coupole) a pour conséquence la poussée des viscères abdominaux vers le bas et, si la ceinture abdominale est normalement souple, il provoque le « gonflement » du ventre (attention : il convient de rappeler qu’en dépit de ce terme – trompeur – de « gonflement » il n’y a pas d’air entrant dans l’espace abdominal !…). Cette phase de descente du centre phrénique réalise une première ouverture thoracique par le fond du thorax, vers le bas.

● b) La deuxième phase est thoracique.

anatomie diaphragme     Dans cette étape, le centre phrénique  ( centre musculaire du diaphragme) va être stabilisé afin que les fibres musculaires, poursuivant leur contraction, engagent l’élévation des côtes basses sur lesquelles elles sont insérées, permettant l’ouverture en largeur de la partie inférieure du thorax. Le relais est ensuite pris par les intercostaux externes et les surcostaux (élévateurs des côtes) pour poursuivre l’ouverture thoracique avec l’élévation, en finale, des côtes supérieures.

●      Le centre phrénique ne peut devenir « point fixe » qu’en prenant appui sur la masse viscérale, elle même contenue par la sangle abdominale ; celle-ci doit donc être tonique pour offrir cette résistance nécessaire à ce deuxième temps d’action du diaphragme.
Le diaphragme fonctionne donc en « opposition / synergie » avec la sangle abdominale (principalement le transverse) qui doit être tonique et « élastique »…

●      si les abdominaux sont trop contractés , ils empêchent la descente du centre phrénique et l’ouverture abdominale ; la respiration reste thoracique essentiellement.
●      si les abdominaux sont trop relâchés, le centre phrénique ne trouve pas d’appui pour déclencher l’ouverture costale ; la respiration reste principalement abdominale.

Par ailleurs, outre la fonction de ventilation, l’action du diaphragme est tout à fait importante dans :
● le retour veineux (action de pompe…)
● le massage des viscères (aide au transit)]

Dans l’une ou l’autre de ces deux situations, l’efficacité du diaphragme est incomplète et l’ouverture respiratoire reste limitée.muscle cou
Au cours de la respiration forcée, par exemple lors d’un exercice épuisant , l’inspiration est réalisé grâce à l’intervention d’autres muscles , comme les scalènes (antérieurs, moyens et postérieurs) , les sternocléidomastoidiens , au niveau du cou, et les muscle pectoraux au niveau de la poitrine. Leurs contractions permettent une élévation plus importante des côtes que lors de la respiration normale.

B)  L’expiration

Mécanisme d'inspiration et expiration      Posez vos mains sur vos côtes pour sentir le mécanisme.
Au repos, l’expiration est un procédé passif résultant de la relaxation des muscles inspiratoires et du retour élastique du tissu pulmonaire permettant une fermeture de l’espace thoracique, l’air sortant des poumons qui se vident .
En se relâchant, le diaphragme retourne à sa position normale, plus haut située dans la cavité abdominale. Les muscles intercostaux externes se relâchent aussi, ramenant les côtes et le sternum à leurs position initiales.

Le diaphragme, bien sûr, se relâche également et reprend sa forme plus concave avec la remontée du centre phrénique. Dans la réalité « clinique », les tensions sont souvent telles que ce mouvement de relâchement du diaphragme devient insuffisant ( il est aussi fréquent de constater que le réajustement d’une représentation mentale adéquate de ce mouvement ré-ouvre un accès vers la détente).

Une erreur fréquente de représentation du mouvement diaphragmatique vient de la confusion de celui-ci avec le mouvement costal qui lui est inversé ; les côtes montent quand le diaphragme descend et inversement.

La fin de cette phase d’expiration-  de repos de la respiration avec retour au relâchement musculaire complet et état d’équilibre des pressions internes( pressions des gaz échangés à l’intérieur de nos réseaux alvéolaires et capillaires) et des contraintes en étirement des différentes structures (contenant thoracique et poumons). L’apnée qui suit représente alors un temps privilégié de détente.

C) L’expiration active

L’expiration forcée est active , les muscles intercostaux internes se contractent pour chasser l’air des poumons, en abaissant les côtes. Les muscles grands dorsaux et les carre des lombescarrées des lombes peuvent également intervenir. Ce sont des muscles se situant entre la dernière côte ( la 12ème) et s’insérant sur les 4 vertèbres lombaires et sur la crête iliaque du bassin.  Elle permet d’augmenter le volume ou la puissance de l’expire. A l’inverse de l’étape précédente, qu’elle prolonge et intensifie, cette phase requiert certaines actions musculaires qui vont accentuer la fermeture thoracique et permettre une expulsion plus complète de l’air (bien que celle-ci ne soit jamais totale, il reste toujours un « volume résiduel » d’air dans les poumons).

Cette seconde étape d’expire se fait de façon progressive, en deux temps principaux
– la fermeture active du thorax :
● Par la contraction des expirateurs costaux [intercostaux internes (intercostaux intimes), triangulaire du sternum (transverse du thorax), petits dentelés (dentelés) postéro-inférieurs, grands obliques (obliques ext.) et carrés des lombes] qui accentuent la fermeture des côtes basses, dans les trois directions de l’espace.

● et le serrage de la sangle abdominale :
L’action des obliques se situe en phase intermédiaire et appartient aussi bien à l’étape thoracique qu’à l’étape abdominale de fermeture. Cette contraction est accompagnée et soutenue par celle du transverse essentiellement ; elles repoussent alors la masse viscérale vers le haut et font remonter davantage le diaphragme dans l’espace thoracique, augmentant ainsi la pression intra-thoracique pour compléter l’expulsion d’air des poumons. Cette contraction du transverse doit être soutenue plus muscles inspiratoiresparticulièrement au niveau de sa partie inférieure, entre nombril et pubis,avec la contraction du plancher pelvien afin d’orienter plus précisément le mouvement de « remontée » de la masse abdominale et d’éviter une pression descendante trop importante vers le petit bassin.

●      En ce qui concerne la tonicité abdominale, tout travail de « musculation » devrait être fait en respectant la physiologie du muscle concerné : le faire travailler dans ses paramètres d’action et selon sa fonction… ; le renforcement musculaire des abdominaux devrait alors se faire essentiellement dans et par l’activation lors  de la phase d’expiration profonde… ( fermeture active du thorax et serrage de la sangle abdominale) et non pas seulement « en même temps que l’expire passif ».

La synchronisation de ces deux moments entre eux et avec la phase « passive » doit pouvoir être modulée en fonction des conditions ou des objectifs (la solidification  du tronc comme appui pour le développement d’un effort important combine descente du diaphragme et serrage abdominal…).
Le muscle transverse particulièrement, outre sa fonction de contention abdominale et son rôle dans l’activité posturale, à une action puissante d’expirateur mais permet aussi de moduler, en fonction de ses tonicités, la mobilité du diaphragme, dans une véritable « synergie ».

Complicité essentielle à l’acte respiratoire, entre le diaphragme et le transverse… :

● le transverse, véritable « centre » musculaire de la posture et de l’enracinement…,
● le diaphragme, carrefour des chaînes de mouvement et centre dynamique ; au cœur de l’acte relationnel de la respiration ; des affects et émotions…

Le mouvement de la respiration concerne la globalité du corps et représente le premier échange qui mobilise l’individu dans son milieu ; l’interdépendance entre mobilités squelettique et respiratoire, de par leur mise en œuvre par des musculatures communes, permet que, pour être plus « organique », tout mouvement corporel d’ordre général puisse être façonné en s’originant dans celui de la respiration…

Comment pouvons nous incorporer notre respiration dans nos mouvements? quelles sont les concepts des différents  professionnels  de l’activité physique à propos de la respiration?

Nous tenterons de répondre à ces questions dans un prochain article …  d’ici la prenez conscience de votre mécanisme de respiration naturelle…

A bientôt

Marie Laure Beaudoin

Bibliographie  

Physiologie du Sport et de l’exercice   Arlette et paul Delamarche, Carole GROUSSARD, hasane Zouhal

Anatomie à coloier  Wynn KAPIT, /LawrenceM. Elson

http://www.chups.jussieu.fr/polysPSM/anatfonctPSM2/poly/POLY.Chp.8.html